Il n’est un secret pour personnes aujourd’hui du nombre important de jeunes filles maman dans les différentes communes de Conakry.

Aujourd’hui, les concessions de Conakry sont remplies de jeunes filles mamans, si vous partez faire des visites inattendues dans les quartiers, nous rencontrons trop de mamans mineures dont l’âge minimum varie entre 15, 18 à 25 ans. Certaines filles rencontrées dans les concessions, affirment que c’est une fierté d’avoir un enfant, d’autres affirment que c’est par accident mais de toute façon la majeure partie de ces filles mamans rencontrées affirment que c’est le souhait de la majeure partie des mineures qui jugent comme une fierté. 

Pour se rendre compte de ces réalités inquiétantes, il suffit de faire un tour dans les différentes concessions de la capitale,  de la presqu’île de Kaloum à la banlieue de Conakry nous vivons ces situations qui doivent nous inquiéter à plus d’un titre. Cette situation de jeunes filles mamans est plus qu’une fierté chez bon nombre de personne. C’est pourquoi récemment au quartier Dabomdy une discussion a éclatée entre une jeune fille maman âgée d’une vingtaine d’année et sa copine sur la situation de son enfant qui depuis un certain temps, elle considère cet acquis comme un don de Dieu en disant, la chose la plus importante est d’avoir un enfant. Poursuivant, la jeune fille réitère son souhait en disant qu’un enfant vaut mieux que toutes les richesses du monde malgré les difficultés et la conjoncture actuelle du pays. Visiblement touchée, sa copine  affirme qu’elle fera la même chose pour devenir aussi maman malgré les vicissitudes dont le pays connait aujourd’hui mais par amour, elle souhaite faire un enfant dans les mois à venir.

 Selon une jeune fille maman qui a préféré garder l’anonymat nous fait savoir qu’être mère c’est une expérience qui n’est pas donnée à tout le monde. Une fois ton enfant au monde, l’amour qui vous lie est tellement intense que je ne pense pas rester sans penser à ma fille chérie. Elle poursuit en disant que sa fille est sa raison de vivre, son tout. Même étant fâchée, quand je la vois, j’oublie mes soucis. 

Cette situation doit nous inquiéter à plus d’un titre pour l’avenir de nos jeunes filles, certaines ne sont pas mariées d’autres sont parfois fiancées et d’autres sont sans situation et c’est encore la famille qui s’occupe de leur difficile situation. C’est pourquoi le ministère en charge de l’Action Sociale et de la Promotion Féminine et de l’Enfance doit mettre cette situation dans ces préoccupations premières.

IBRA