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Santé : Mieux prévenir que guérir !

La suractivité permanente est délétère pour l’organisme même si elle est souvent valorisée. Les premiers indices de non-récupération doivent inciter à lever le pied avant la sortie de route.

Surmenés, nous le sommes presque tous, inévitablement, par moments : il suffit que tout s’accumule (professionnelle et ou personnellement) pour que la suractivité s’installe dans notre quotidien : six cadres sur dix estiment que leur vie professionnelle déborde sur leur vie privée et un sur deux rapporte du travail à la maison.

Le danger apparait quand la situation s’éternise, car le surmenage peut devenir chez certains, un véritable mode de vie. « Cette surchauffe permanente’’ est souvent valorisante » observe le Dr Facinet Lamine Traoré Psychiatre, responsable dans une clinique de la place. Aujourd’hui, être débordé est fréquemment perçu comme un signe positif de réussite, voir d’accomplissement, et de performance. Sorte d’antidote à notre peur vide, et de l’échec ou de l’ennemi, il s’accompagne alors d’une perte de lucidité surengagé, sous pression, on est pris dans un engrenage d’efficacité et  productivité parfois euphorisant.

Pourtant, le risque de rupture est réel : «  se surmener c’est appuyer sur la pédale d’accélérateur de notre organisme. Avec, à la clé, un possible dérapage qui peut couter cher » précise le spécialiste.

Quand s’inquiéter ?

Signes clés peuvent alerter. D’une part, un état de tensions permanentes. Si celui-ci est difficile à percevoir chez-soi, l’entourage le repère plus aisément car il se traduit par une agitation constante. Parler haut et fort, mouvement rapide voire brusques : l’énergie est en permanence mobilisée aux maximum, même pour des tâche qui ne nécessitent pas, comme un moteur qui ne parviendra plus à ralentir.

Autre facteur révélateur : la fatigue, parfois masquée les premiers temps, elle devient importante dans un second temps, s’accompagnent de sérieuses  difficultés de récupération (avec un sommeil de mauvaise qualité, par exemple) on est épuisé même après un weekend de « repos ».

En outre, se remettre en route et accomplir ses tâches habituelles nécessite de plus en plus d’efforts et mobilisé plus d’énergie que de coutume. Ces signes, qui montrent que les «  batteries sont à plats », doivent entrainer une prise de conscience et conduire à un ralentissement, pour revenir à un rythme de travail et de vie plus raisonnable. «  À ce stade, il est encore relativement facile de faire machine arrière : il suffit de couper court à l’agitation et à la suractivité pour passer en mode économique ».

Bref, préserver son capital, même si cela peut ressembler «  frustrant » détaille Dr Facinet Lamine Traoré. Car même si la société nous y pousse, la suractivité prolongée se révèle délétère sur la santé physique et mentale, entrainant parfois dans un tourbillon de pensées négatives, d’insatisfaction et de rumination qui font basculer certains dans la spirale du burn-out.

Ams Touré

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