Analphabétisme une timidité morale

Taxée à juste titre de maladie incurable, l’analphabétisme est une réalité qui fait du chemin de nos jours dans notre pays, la Guinée Conakry, et ce, malgré des efforts fournis par le gouvernement et les institutions internationales. Comment le vaincre ? Telle est l’interrogation qui nous interpelle tous.

Pour ce faire, bon nombres des guinéens semblent relever le défi, ils sont décidés à mettre à la portée de la population et du gouvernement une solution fiable face à cette situation préoccupante.

Mariama Ciré Sylla, vendeuse au marché de Tombolia : Mon souhait c’était d’étudier, mais malheureusement Dieu a décidé autrement, faute à la pauvreté de mes parents. Nous vivons dans une situation très dure. Chez moi ici, pour me recréer, je sors un livre et je me mets à le feuilleter pour regarder des images. Aussi, je vois un enchainement des lettres les unes après les autres comme des fourmis à la recherche de leurs proies.

Ma curiosité d’apprendre à lire et à écrire renaît  subitement. C’est vraiment un problème. Mais, j’ai l’espoir qu’avec mes 22 ans, je pourrais encore mieux. C’est pourquoi, je demande l’apport de toutes les bonnes volontés et celui du gouvernement à faire face à ce fléau.

Mohamed Camara, enseignant : L’analphabétisme est un véritable fléau  contre la société. La science a tellement évolué que tout le monde peut mener une vie intellectuelle. L’ignorance est un grave maladie, surtout pour de nombreux jeunes qui n’ont pas eu la possibilité d’aller à l’école.

Il faut donc remédier à cette douloureuse situation. Pour ce faire, le gouvernement ou la communauté internationale doit prendre toutes ses dispositions afin de pouvoir combattre ce fléau pour que le monde vive en harmonie.

Alpha Oumar Sow, fonctionnaire : Pour moi ouvrir une école, c’est de fermer la porte de mille prisons, donc, être à l’école, c’est très important pour toi-même et pour ta nation.

Je demanderais à tout le monde qui n’ont pu être à l’école à l’enfance de faire une formation à la maison, de ne pas avoir honte d’appeler quelqu’un et lui dire vient m’apprendre à lire ou à écrire, car en tant que tu vis, tu peux apprendre pour mieux comprendre les choses et avoir de bonne savoir.

L’Etat aussi n’a cas tout faire pour remédier les conditions de vie de nos enseignants, sinon, nos enfants qui sont à l’école sortirons rien dans la tête.

BIS                 

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