Conakry : la ville morte de ce lundi 14 Mai, un succès ou un échec ?

Après plus de trois mois de l’accalmie politique en Guinée, l’heure est à la contestation entre l’opposition et la mouvance présidentielle à plusieurs divergences à savoir : la suspension de sa participation au comité de suivi de l’accord d’octobre, le contentieux sur les communales du 4 février dernier pour ne citer que cela.
En effet, le mot d’ordre de ville morte de ce lundi 14 Mai, en est un préavis de la part de l’opposition républicaine avant l’enlisement de la situation, à tel point que maints médiations nationales ont été mené en vue d’atténuer la tension politique qui secouait l’équilibre et la paix en Guinée.
Certes, cette journée sans activité, est-elle un succès ou échec ? Difficile à répondre, en ce sens où, elle est perçue en partie comme un succès dans les quartiers périphériques de la Capitale Conakry (Bembeto, Cosa, Cité Enco 5 et parages), laisse croire une véritable démonstration de force de l’opposition.
Par crainte, certains banlieusards n’ont pas pu regagner leurs lieux de travail et le risque d’être pris pour cible par un groupuscule de bandits.
Contrairement à la haute banlieue, les quartiers de Dixinn, Coleah, Camayenne et la Commune de Kaloum connaissent une activité à la norme et une fréquentation quasi réussie dans les quartiers acquis aux affaires administratives.
A Madina, le plus grand marché de la Capitale, présentait une figure à demi-teinte, une partie exerçait librement leurs activités commerciales et l’autre restait chez eux par conviction politique ou par inquiétude aux actes barbares. Ces constats de nature complexe, laisse de plus en plus un sentiment de désaveu des pauvres citoyens à l’égard de la classe politique guinéenne qui, ne ménage pas assez d’efforts pour l’éducation civique, la formation des concitoyens et bien attendu préserver les valeurs démocratiques de la nation.
Cette ville morte s’annonce à quelques heures du début de ramadan (mercredi 16 mai), dessine une atmosphère peu adaptable à la réalité religieuse des concitoyens. Ceci signifie, un pays à plus de 80% musulman et qui vit à presque moins de 2 dollars par habitant/jour, se soucierait en priorité au quotidien familial, d’où la question de subsistance.
En revanche, cet imbroglio entre ces deux tendances laisse planer davantage le spectre d’une crise politique à quelques mois des législatives nationales.
A Toure

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