Editorial : A Quand la conscience serviable des gouvernants guinéens !

Longtemps exposé à la traine du développement, le peuple de Guinée tant bien que mal à se hisser à la trame du développement socio-économique dans un monde éminemment concurrentiel et plein de défis.
En effet, depuis des lustres au regard des différents régimes qui se sont succédés en République de Guinée ; jamais une véritable volonté politique s’est affirmée, allant dans le bon sens du développement (réduire le chômage, lutter contre la pauvreté, y compris l’autosuffisance alimentaire).
Soucieux de conserver leur pouvoir ou leurs postes ; les dirigeants nationaux se pencheraient davantage sur des actions militantismes et politiques au détriment des œuvres réalistes et pérennes pour les populations. Un schéma de gouvernance qui n’attise guère la croissance, ni l’investissement dans les secteurs clés de la vie active.
Quant à l’idée du patriotisme, il est vraiment rare d’appréhender les gestionnaires guinéens en quête de mieux servir son peuple, surtout en ce qui concerne le désenclavement du pays, la mise en œuvre des mégas projets en vue de bâtir la Guinée, la lutte contre la corruption qui se généralise partout ici et là, et pour l’autonomie financière et évidemment raffermir le tissu social entre les guinéens.
Du point de vue idéologique et politique, cela part du constat depuis la 1ère République, c’est-à-dire le temps du feu Ahmed Sékou Touré que l’Etat guinéens s’est longtemps forgé une réputation sociopolitique ardue au nom du parti Etat (PDG RDA), monopolisant outrageusement la vie publique, la société civile, voir une grande partie de l’armée.
Cette configuration d’ordre idéologique a toujours été un cachot pour bon nombre de personnes à l’opinion opposée ; ternissant ainsi l’éveil de la conscience populaire, par ci par là.
Bien qu’il a été le père du multipartisme en Guinée, le pouvoir du feu Général président Lansana Conté s’est taillé en partie un « capitalisme copain » et générationnel entre camardes militaires de CMRN. Au fur et à mesure, la gabegie financière s’installa progressivement, détournant l’économie nationale, offrant des marchés publics de gré à gré.
Au pire des choses, l’effet rocambolesque du baille ou la vente des patrimoines de l’Etat sous Conté à savoir : l’aéroport de international de Conakry,une partie la voie ferroviaire de Conakry et vraisemblablement celle de l’usine FRIGUIA dans la préfecture de Fria, a peine rétablit recensement (2018). Ces malversations plus ou moins volontaires des cadres guinéens se situaient amont par l’impunité du système, l’affairisme, le népotisme galopant dans les services étatiques au détriment du mérite et de l’excellence.
Les mêmes agissements se poursuivent au sein du gouvernement actuel, s’attelant négativement aux discours qui n’ont guère d’importance pour les citoyens lambda. Duper à base des promesses pour s’enrichir sur le dos des populations, telles sont les réalités que nous vivons encore.
A qui la faute ? Lorsqu’on sait le plus souvent, qu’une nation est généralement gérée à l’image de son peuple, comme le déclare le penseur français du XIXème siècle TOCQUEVILLE « chaque gouvernement est le reflet de son peuple ». Certes, une affirmation contradictoire ou sceptique, qui se dit seul l’Etat aux pouvoirs peut faire changer les choses dans un pays, aussi le détenteur coercitif pour mater toutes insurrections. Alors le bas peuple, n’a aucunement pas les moyens ni les instruments pour faire développer un pays.
La conscience des gouvernants est interpellée, en ce sens où nul ne peut développer le pays en dehors des guinéens soit d’ici ou de la diaspora pour qu’avenir les guinéens se sentent chez eux comme un El Dorado et éventuellement une nation émergente.

A Touré

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