1. Les merveilles de Guinée fleurissent et perdurent au fil des années sur les rives majestueuses de Rio Nuñez et de Rio pongo, de Fria à Boké en passant par Boffa jusqu’à  la cité industrielle de Kamsar, regorge constamment les fabuleuses réalités de notre pays.
En effet, au regard du paysage naturel de la côte guinéenne, il est difficile d’oublier d’innombrable potentialités touristiques, fluviales et agricoles auxquelles la nature nous a légué en vue d’en faire bon usage.
Avec mangrove comme végétation, des manguiers et ses palétuviers le trajet Fria- Boffa-Boké et Kamsar rime presque la plupart des temps au rythme des voyageurs. Une croisière où l’on rencontre souvent les fagots de bois et des tas marchandises, misent par des riverains pour des fin lucratives.
Ainsi, au cours mon périple, il était rare de parcourir 1 kilomètres sans apercevoir des champs agricoles perçus comme une activité de subsistance pour les riverains. A quelques kilomètres de la localité de Nafaya (Boffa), nous constatons sur notre passage une mine bâtie par des entrepreneurs chinois, non loin de Mankounthan où l’environnement agricole reste désormais peu enviable à cause de l’exploitation très poussée des sociétés minières.
La vie chère et l’emprise des étrangers chinois dans les localités, ont rendu le marché difficile. Un coq coûte 120.000 francs guinéens, une petite chèvre à 500.000 francs guinéens. Autrefois dans ces localités, ces animaux se payaient l’un à 20.000 francs guinéens et l’autre à 150.000 francs guinéens, autre constat est la rareté des poissons sur le Rio nunez, les activités de pêche sont actuellement rare presque dans toute la zone.
Plus loin, une escale nous emmenais auprès chasseur de gibiers plus précisément dans le district de Kolia où on s’est procuré de la viande d’un lapin, destiné comme cadeau de voyage à la famille.
Sous le regard vigilant du ciel bleu de 15 heures, des piétons signalent pour l’auto-stop afin d’alléger leur parcours. « Comme on dit souvent, les villageois peuvent parcourir plusieurs kilomètres en une journée ». Enchantés, les élèves de l’élémentaire Nafaya pédalent leurs bicyclettes et chantent sur le chemin de retour de l’école, demandant de leurs déposer à dans le secteur de Keitaya.
Face à cette chaine de route, nous y arrivons ainsi dans le district de Tanènè où une ambiance toute particulière attira notre curiosité, un match de gala dédié en la mémoire d’un célèbre fils du terroir, décédé quelques années plutôt. Dans cette ambiance festive, nourrit l’hospitalité et l’amour de la jeunesse à la fleur de l’âge.
Cependant, au fil des minutes nous apercevons le dos de la chaine montagneuse de Kakoulima, doublée d’une merveille de plus 1000 mètres d’altitude, sur laquelle vit certaines créatures hors de nos portées. Nous y sommes parfaitement à Khorira, passage obligé pour se rendre dans la préfecture de Dubreka. A Dubreka, nous rencontrons une pléthore d’usagers et de marchands ambulants où klaxonnais des engins tout azimuts, nous voilà presqu’à la porte de la capitale Conakry, où le vent contraste de complexité et de mélange nous accueillait dans le vif  quartier de Kagbelen.
Durant 4 heures, le périple Fria-Boffa en passant Kolaboungni, Boké et Kamsar jusqu’à Conakry, montre à suffisance la beauté du paysage côtier et d’innombrable merveilles auxquelles la nature a doté notre pays, pour le bonheur de tous les guinéens.
Amara Touré, de retour de Fria-Boffa-Boké et Kamsar