La Guinée 60 ans d’indépendance : Quelle histoire ?

La République de Guinée est le seul pays d’Afrique francophone à rejeter la proposition du Général De Gaule concernant l’intégration des colonies de l’AOF au sein d’une communauté française, ce qui entraine une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France. L’indépendance fut proclamée le 2 octobre 1958. La France n’y mit aucun obstacle mais retira dans le mois qui suivit son armée, ses fonctionnaires et ses crédits. De Gaule ignora la demande d’association à la communauté que lui adressa Sékou Touré après la proclamation de l’indépendance.
La Guinée, en perdant les cadres qui faisaient fonctionnés son administration et son économie fut déstabilisées. Le départ des fonctionnaires civils et militaires se fit rapidement sentir sur le plan économique.
La Guinée sous Sékou Touré, accède à l’indépendance le 2 octobre 1958 et il devient le premier président à 36 ans. Il cherche à construire une union Africaine avec son frère du Ghana, Kwamé Nkrumah, la Guinée et le Ghana forment une union le 1er mai 1959, rejoints le 24 décembre 1960 par le Mali. Officiellement non-aligné, le régime s’appuie sur l’union Soviétique sans rejeter l’aide des Etats-Unis.
La Guinée sous le général Lansana Conté, après la mort de Sékou Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par le colonel Lansana Conté. Sous la pression des bailleurs de fond, il introduit le multipartisme en 1991 et organise des élections, qui l’ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998.
Bien que globalement épargnée par les conflits des pays voisins, la Guinée est confrontée à l’afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus du Libéria et de la Sierra-Leone. Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se représenter pour une troisième fois en décembre 2003, le chef de l’Etat, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,63% des suffrages face à un candidat issu d’un parti allié, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d’avance. Le 22 décembre 2008, le général décède des suites d’une longue maladie (leucémie et diabète aigu) à l’âge de 74 ans.
La Guinée sous le capitaine Moussa Dadis Camara. Arrivé au pouvoir, Moussa Dadis Camara précise que le nouveau régime est provisoire et qu’aucun membre de la junte ne se présente aux élections présidentielles prévues en 2010. Au fil de ses interventions médiatiques, le capitaine envisage de plus en plus explicitement de se présenter, décevant les espoirs de véritables transition démocratique et déclenchant des mouvements de protestation, le 28 septembre 2009, des mouvements de respecter sa parole et de ne pas se présenter aux présidentielles.
Une foule de plusieurs milliers de personnes s’était rendu au stade mythique du 28 septembre de Conakry à la demande de l’opposition pour protester contre le désir du président Dadis de se porter candidat à l’élection présidentielle au stade du 28 septembre, à la surprise générale les militaires ouvrent le feu sur les manifestants ainsi bloqués dans le stade sans possibilité de fuite. Ce massacre délibéré et manifestement planifié fait plusieurs centaines de morts. De plus, les militaires violent de dizaines de jeunes femmes. Le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, le président est grièvement blessé par son aide de camp Aboubacar Toumba Diakité. Dadis camara hospitalisé au Maroc et Sékouba Konaté rentre au pays pour assurer l’intérim.
La Guinée sous Sékou Konaté, Moussa Dadis Camara est renvoyé au Burkina le 12 janvier 2010 pour y continuer sa convalescence, c’est ainsi que le 15 janvier, un accord sera trouvé entre Dadis et Konaté pour que ce dernier soit reconnu président de la transition.
Cet accord stipule qu’un premier ministre issu des forces vives (partis d’opposition, syndicats, société civile) soit nommé dans le but de former un gouvernement d’Union nationale et de conduire le pays vers des élections libres et transparentes dans les six mois.
A partir du palais présidentiel burkinabé, Moussa Dadis Camara dans une allocution du 16 janvier nomme Jean Doré, doyen de l’opposition premier ministre, chef du gouvernement d’union nationale chargé d’organiser les futures élections présidentielles. Le 7 mars 2010, Sékouba Konaté fixe par décret la date du premier tour de l’élection présidentielle. Il tient parole et pour la première fois une élection présidentielle en Guinée se déroule sans qu’aucun militaire ne soit candidat.
La Guinée sous Alpha Condé, le chef d’Etat guinéen a été élu démocratiquement sur un programme de modernisation et de reconstruction progressive de la Guinée. Le 7 novembre 2010, Alpha Condé candidat du RPG et de l’Alliance Arc-En Ciel obtient 52,5% des suffrages face à son adversaire El hadj Mamadou Cellou Dalein Diallo de l’UFDG.

BIS

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