L’aile dure de l’opposition guinéenne a accepté de participer ce lundi au débat sur le fond du premier round du dialogue politique inter-guinéen portant sur les préparatifs de la présidentielle dont le premier tour est fixé le 11 Octobre.
Après une série de manifestations à Conakry avec son cortège de morts et de blessés, suivies de multiples tractations, le gouvernement guinéen a convié l’opposition autour de la table pour parler des contentieux électoraux qui les opposent depuis des mois.
Au terme des trois premières journées des discussions où elle était représentée par une délégation restreinte, l’opposition guinéenne a rallié en nombre ce lundi la salle des Actes du palais du peuple, où se tient depuis quatre jours le dialogue inter- guinéen.
Excepté l’ancien Premier ministre Sidya Touré, il y avait entre autres le chef de file de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo et leur porte-parole, le député Aboubacar Sylla.
Avant d’entrer le débat sur le fond, le président du cadre de dialogue, Me Cheick Sacko, et ministre de la justice, a présenté à l’opposition l’acte de la commission électorale annulant le calendrier des élections communales fixées au mois de mars 2016.

Ceci fait, le camp présidentiel et l’opposition ont attaqué le premier sujet inscrit à l’ordre du jour sur les neuf (9) en lice, notamment le problème des délégations spéciales.
Le ministre d’Etat de la justice, Me Cheick Sacko, et président du dialogue, est confiant. « Nous avons abordé le premier point qui concerne les délégations spéciales. Il y a eu quelques difficultés, quelques points de vue divergents mais je vous assure que les choses bougent, les choses avancent et nous aurons des résultats ».
Pour le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, ses pairs ont mis en évidence l’illégalité et l’illégitimité des délégations spéciales, qui remplacent les maires élus. « Donc, des propositions ont été faites. On nous a demandés à nous tous de réfléchir sur des propositions pour qu’on revienne demain rediscuter de cette question ».
En réponse, le président du groupe parlementaire de la majorité, Damaro Camara, a prévenu qu’il n’est pas question de piétiner la loi. « J’ai dit clairement aux uns et aux autres en tant que député, et de surcroît président du groupe parlementaire, nous n’accepterons pour rien au monde de piétiner la loi et de faire le travail de l’Assemblée nationale, que l’opposition délibérément quitté pour faire les lois dans un forum ».

APA